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Programme de Mentoring du CCEF

Bienvenue dans la Silicon Valley

Pour beaucoup d’entrepreneurs français, la Silicon Valley est aussi séduisante que l’île de Calypso pour Télémaque. Pourtant, sans Minerve, sous les traits de Mentor, Télémaque tomberait dans toutes sortes de pièges et prendrait le risque de ne pas accomplir sa mission. 

Se développer aux Etats-Unis est un pari difficile dans un paysage économique et culturel complexe. Un groupe de Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF) de l’Ouest des Etats-Unis propose un programme de mentoring permettant d’aider des entrepreneurs français à évaluer leurs chances de succès sur le continent américain d’une part, et à mener à bien leurs éventuels projets d’implantation d’autre part.

« Dans l’innovation, les meilleures idées sont celles qui, une fois inventées et mises en œuvre, semblent avoir toujours été indispensables. A se demander comment on faisait avant sans elles! Le programme de mentoring du CCEF fait partie de cette catégorie. Pour moi, c’est la chance d’accélérer le développement de ma société aux Etats Unis. Bien que mentoré depuis peu, je me sens déjà accompagné dans le grand challenge qui est de réussir à devenir une société globale. »

Alexandre Zapolsky, P.D.G et fondateur de Linagora

Le rôle du mentor

Un mentor n’est pas un consultant gratuit et n’a, à aucun moment, vocation à effectuer le travail de détail qu’un entrepreneur est en droit d’attendre de prestataires de services. S’il est exact que ces derniers peuvent aussi se comporter en mentors, la relation entre le mentor et le mentee est fondamentalement personnelle, où, à la fois le mentor et le mentee, peuvent s’exprimer librement et « penser tout fort. »  Voici comment les mentors du programme se perçoivent : 

  • Une caisse de résonnance et un conseiller: par exemple, un entrepreneur présente ses idées d’implantation aux Etats-Unis. Le mentor teste l’entrepreneur sur les hypothèses de son plan et lui donne les moyens d’affiner sa méthodologie et ses objectifs en se faisant l’avocat du diable et en offrant des suggestions.
  • Un observateur désintéressé qui aide l’entrepreneur à garder un sens de la perspective: un entrepreneur  a souvent un sentiment de solitude lorsqu’il prend conscience qu’il ne peut pas, et parfois, ne doit pas, faire part de ses préoccupations à ses investisseurs, ses collègues ou ses partenaires. Un mentor est la personne à la fois neutre et bienveillante avec qui le mentee peut discuter en toute franchise, ce qui l’aide souvent à relativiser ses problèmes et trouver des solutions.
  • Une plate-forme de discussion: l’ouverture d’un bureau ou d’une filiale suppose la capacité à chiffrer des choix, comparer des options, évaluer les gens et les situations. Le mentor fournit des critères d’appréciation et, par ses remarques ou ses questions, peut aiguiller l’entrepreneur vers des investisseurs, des collaborateurs et des prestataires de services (avocats, cabinets comptables, PR/marketing, etc.) adaptés à son entreprise et ses objectifs.
  • Une boussole et, dans une certaine mesure, un guide: lorsqu’un entrepreneur débarque à San Francisco ou à Seattle tout feu, tout flamme, il n’a pas toujours une notion très précise des différences culturelles et habitudes professionnelles qui distinguent l’Ouest des Etats-Unis de l’Europe. Le mentor, par son expérience du terrain, peut fournir des points de repère accélérant l’adaptation de l’entrepreneur aux données de son nouvel environnement.

Que l’apport du mentor soit tactique, pratique ou stratégique, dans tous les cas, la relation entre un mentor et son mentee est individuelle, où l’échange des points de vue est privé et parfois confidentiel. Il n’empêche qu’en bénéficiant de l’accompagnement d’un mentor précis, un entrepreneur bénéficie aussi, via son mentor, du support de tout le groupe des mentors et de leurs réseaux. Les mentors du CCEF se réunissent régulièrement et discutent entre eux des meilleures façons d’accompagner leurs mentees respectifs.

Quel est le mentee idéal?

Chacun sait que les mentors les plus efficaces sont aussi des gens très occupés et que c’est l’actualité de leur expérience et de leur compétence qui sont une source de valeur pour les mentees. Si la condition première pour devenir un mentee est d’avoir un business (ou une idée) qui tient la route, la qualité et la solidité de la relation entre le mentor et son mentee dépendent aussi largement des qualités personnelles du mentee, à savoir :

  • Sa capacité de travail et sa disponibilité: si le mentee a des horaires sans flexibilité, il y a de fortes chances qu’aucun mentor ne voudra de lui.
  • Son désir d’écouter et d’apprendre des choses nouvelles.
  • Son aptitude à comprendre rapidement et à agir.
  • Ses réactions devant la critique: un mentor ne dit pas toujours à un mentee ce qu’il voudrait entendre. Un entrepreneur qui sait tout, ou croit tout savoir, n’a peut-être pas besoin de mentor!

La relation entre un mentor et son mentee doit comporter une forme de réciprocité. N’oublions pas que le mentor qui donne son temps n’a aucune raison de vouloir s’ennuyer ou s’engager dans un parrainage pénible. Quelque part la relation doit être gratifiante pour le mentor. L’adoption d’un mentee par le groupe se fait sur une base purement pro bono. 

Il appartient au mentor et au mentee de définir la fréquence, la durée et les modalités de leur dialogue. Il est clair aussi que le mentor et le mentee peuvent mettre en terme à leur relation, quand ils le souhaitent.

Qui sont les mentors?

Aujourd’hui ce groupe de mentors est composé de personnes très différentes qui ont cependant en commun une expérience professionnelle prolongée en Californie dans le secteur de la haute technologie et des finances; il comprend : 

  • Ken Alwyn : Senior Partner chez PricewaterhouseCoopers
  • Marylène Delbourg-Delphis : Turnaround CEO, Consultante en stratégie, Fondatrice de 4D (France/USA)
  • Sina Fateh : Fondateur et CEO de la société Vega Vista
  • Patrick Gauthier : Head of Corporate Venture and Strategic Alliances chez Visa Inc.
  • Jean-Bernard Guerrée : Managing Director chez Avisé Partners.
  • Jean-François Heitz: ex-Corporate Treasurer et Deputy CFO de Microsoft (basé a Seattle).
  • François Laugier : Avocat associé et administrateur à Ropers, Majeski, Kohn & Bentley.
  • François Le: VP et General Manager International chez Network Equipment Technologies.
  • Vincent Worms : Fondateur & Managing Partner de Partech International (Venture capital)

Ces mentors se connaissent souvent depuis longtemps et, ensemble, ils offrent aux entrepreneurs un éventail élargi de compétences et un large réseau de relations d’affaires dans la Silicon Valley, à Seattle, et dans l’ouest des Etats-Unis en général. Ces mentors peuvent eux-mêmes suggérer des mentors associés, qui ne sont pas nécessairement des Conseillers du Commerce Extérieur de la France.

Comment nous contacter?

Le contact avec ce réseau de mentor se fait par la Mission Économique de San Francisco :

ccef-mentors@missioneco.org

L’entreprise candidate doit préparer un dossier de candidature, puis voir sa candidature présentée de manière indirecte par l’un de ses partenaires en France : Ubifrance, Oseo, Pôles de compétitivité, CCI, incubateurs, AFIC. La Mission économique de San Francisco assure la réception et la transmission de la candidature aux mentors CCEF. Le dossier de candidature comporte les deux éléments suivants :

  • une lettre de candidature explicitant les besoins de l’entrepreneur et ses attentes à l’égard du mentoring;
  • un Executive Summary de deux pages détaillant notamment sa stratégie et son plan d’action aux Etats-Unis.

Après examen des candidatures, les mentors choisissent les projets qu’ils souhaitent accompagner. Compte tenu du nombre de candidatures et du niveau d’implication des mentors, cette procédure est inévitablement  sélective. Cela étant, la Mission Économique de San Francisco offre aux entrepreneurs français plusieurs autres programmes dans le cadre de son programme d’immersion vers les Etats-Unis.

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