h1

SXSW, c’est aussi du cinoche

15 mars 2009

Lancée en 1994, l’édition Film de SXSW s’est aujourd’hui imposée comme un haut lieu de promotion de la création indépendante américaine. Pour les cinéphiles, les wana be réalisateurs/producteurs/distributeurs, mais aussi – et c’est plus récent – pour les professionnels du secteur, SXSW n’est plus un festival dédié à la création locale, en parallèle de l’édition musicale ; c’est un festival hétéroclite, qui l’an dernier a porté la conclusion de plusieurs deals de distribution (notamment IFC, Magnolia, mais aussi HBO avaient acquis les droits de plusieurs titres), tout en préservant un caractère avant-gardiste et convivial, propice à la découverte de nouveaux talents.

Le courant mumblecore (1) a été ainsi été largement plébiscité à SXSW, avec des réalisateurs comme Joe Swanberg (Hannah takes the stairs, Nights and week ends…) qui revient, pour la cinquième année consécutive, avec Alexander the Last en première mondiale hier soir.
Première à l’Alamo Ritz d’une part, sur les menu VoD IFC Festival direct d’autre part. Pour 6,99 dollars, plus de 30 millions de foyers US ont ainsi accès à 5 œuvres programmées à SXSW, grâce à un partenariat original porté par le désir d’ouvrir au public le plus large l’accès aux films. 

SXSW, ce n’est pas seulement la scène avant-gardiste US, c’est également l’occasion pour les studios de lancer un buzz autour d’œuvres à fort potentiel commercial, comme I Love you Man (Paramount) diffusé vendredi en ouverture du festival, avant sa sortie nationale US le 20 mars. Des membres de l’équipe du film, dont Paul Rudd ou encore Jason Segel, ont en outre animé un panel décrivant les différentes étapes de la production. De même, Universal s’apprête aujourd’hui à diffuser en avant-première des extraits du dernier Sacha Baron Cohen Bruno, ainsi que le dernier opus de Sam Raimi (Drag me to hell).

Pour les studios comme les indépendants, SXSW est l’occasion de bénéficier d’une exposition large, auprès d’un public averti et connecté. En effet, la présence des professionnels des industries interactives US, blogueurs, et utilisateurs très actifs de facebook, twitter et autres, qui n’hésitent pas, dans le cas où une projection leur a plu, à le dire et le faire savoir, est un atout marketing non négligeable de la manifestation.

(1) Courant du cinéma indépendant US caractérisé par des films à très faible budget, la présence d’acteurs non professionnels et une thématique intimiste focalisée sur les relations de jeunes trentenaires.

Géraldine

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :