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L’avenir du mobile entre les mains des développeurs ?

4 août 2008

En mars dernier, lors de la conférence de presse de l’iPhone SDK, un des plus importants fonds de Capital risque de la Valley, KPCB (Kleiner, Perkins, Caufield & Byers) annoncait l’iFund, un fond de 100 millions de dollars spécialement réservé aux entreprises développant des applications pour iPhone et iPodTouch. Depuis, cinq  compagnies ont bénéficié de cette initiative : Whrrl, concurrent direct de Loopt (financé par Sequoia Capital), iControl, ngmoco et deux autres dont les noms devraient être rendus publics dans les mois à venir.

L’annonce d’Apple fut suivie en mai par le lancement du Blackberry Parters Fund, un nouveau fond de 150 millions de dollars rassemblant RIM, RBC (Royal Bank of Canada) et Thomson Reuteurs. Officiellement, ce fond ne se place pas en concurrent direct de l’iFund puisqu’il pourra financer également des applications développées sur d’autres plateformes, celle d’Apple incluse. RIM entend tout de même, grâce à ce fond, maintenir sa position de leader, plus que jamais menacée par son concurrent actuel le plus sérieux, l’iPhone. RIM détient toujours 42% du marché des smartphones aux Etats-Unis face à Apple qui a conquis en seulement un an 20% du marché. Tout comme Apple, RIM compte donc sur la communauté des développeurs pour assurer la popularité et le développement de sa plateforme.

 

Enfin, on ne pouvait ici manquer de citer Google et l’Android Developer Challenge lancé en novembre 2007. Avec au total 10 millions de dollars à la clé, cette compétition a rassemblé 1788 équipes qui ont développé chacune une application sur la prochaine plateforme de Google, Android. La première étape du concours s’est achevée en mai dernier avec la sélection des 50 meilleurs projets qui ont recu chacun $25 000 pour la poursuite du développement. Les 10 meilleurs du second tour recevront quant à eux $100 000 pour avancer plus encore dans l’élaboration de l’application. Mais Google n’entend pas s’arrêter à cette simple compétition pour assurer le succès et le développement de sa plateforme. Depuis quelques jours, des rumeurs courent concernant une future fusion entre Android et Symbian, leader mondial des OS mobiles. Rappelons que Nokia, actuellement propriétaire de 48% de Symbian, va acquérir dans les semaines à venir le reste de la compagnie. On pouvait penser jusqu’à présent que, face à ces concurrents RIM et Apple, Google risquerait de souffrir d’un manque de visibilité principalement dû aux terminaux sur lesquels Android serait embarqué. Si les rumeurs s’avéraient exactes, Google aurait potentiellement accès à 40% des terminaux de la planète (part de marché actuelle de Nokia).

 

Finalement, au regard de l’importance des investissements engagés et de la compétition qui s’organise entre des acteurs majeurs du web, du mobile et du logiciel, il s’avère qu’aujourd’hui, le nouveau terrain de jeu des développeurs soit celui de la mobilité. Le principal challenge pour ces développeurs sera donc de savoir choisir la plateforme qui saura s’imposer à terme, dans l’hypothèse bien évidemment où le scénario qu’on a connu pour PC se reproduise sur le mobile.

 

Gaëtan Gachet 

 

 

 

 

 

 

 

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